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DOMAINE MILAN

VIA AURELIA - LA GALINE
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FRANCE
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Coup de Gueule!

 

La Soufre-ance des Vignerons!

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Bonjour
 
Un nouveau coup de gueule en cette belle journée de juin 2012 .
 
Le sujet ? le nouveau règlement européen qui entre en vigueur pour les vendanges 2012 .
 
Ainsi on amuse une fois de plus le bon peuple en créant ces fameux VINS BIO (sic) en acceptant des taux de So2 (SOUFRE) totaux de 100mg/litre pour les vins rouges et de 150 mg/litre pour les vins blancs.
 
Il est a signaler que mon propre vin rouge SANS SOUFRE AJOUTÉ contenait en 2009 25 mg/litre et que les fraudes à l’époque m’avaient fort logiquement refusé le nom commercial de SANS SOUFRE. En effet, les levures ayant produit une forte quantité naturellement, il apparaissait impossible de savoir si ce soufre était d’origine naturelle ou ajoutée . D’ou le nom commercial de SANS SOUFRE AJOUTÉ.
 
Or que nous dit la nouvelle réglementation ? Que le taux de 100 est bio !  On se moque de qui ?
On amuse le peuple en ergotant sur les autres intrants, colles, levures, enzymes etc. et on ne parle jamais des effets du Soufre ( métabisultfite ou So2 ) pour l’organisme.
 
Oubliez les maux de tête récurrents depuis 30 ans, disparues les allergies et autres maux d’estomac, passé à la trappe le jaunissement des vins et les conséquences sur le vieillissement accéléré des bouteilles.
 
Pour qui nous prennent-ils ?
 
Une fois de plus, l’industrie agroalimentaire a gagné en faisant passer cette question cruciale aux oubliettes.
 
Pourquoi me direz-vous ? Parce que, braves gens, à ce jour le So2 est utilisé dans énormément de nourritures ; les vins, les jus de fruits, les fruits secs, les légumes préparés (bonne dégustation dans le TGV et les avions) et de manière générale tout ce qui vit et risque de fermenter avant la fin de la fameuse DLC (durée limite de consommation) comme s’ils ne savaient pas que notre organisme contient 8 puissance 6 millions de bactéries….
 
Déplorable que l’on ait pu laisser passer cette authentique fraude qui ne l’est plus, puisque c’est la loi qui le dit.
 
Passez votre chemin braves gens , continuez à vous dire que décidément, chaque fois que vous buvez du rosé ou du blanc vous êtes victime d’un beau mal de tête devant et derrière le crâne. Continuez à vous diriger vers d’autres boissons qui, bien que plus fortes en alcool, ont au moins l’avantage de vous laisser un lendemain matin sans trop de séquelles.
 
Le système est en marche et ce n’est pas moi qui vais pouvoir enclencher la marche arrière, trop d’intérêts, trop d’hypocrisie et de démission.
 
Cependant, la vie repassant toujours les plats, nous ne sommes pas loin comme pour la lutte anti-alcoolique, d’arriver au bout du modèle (avec la complicité objective de tous nos grands responsables).
 
Elle est belle la lutte contre les addictions, échec dans la société ; consommation d’anti-dépresseurs autorisée, de drogues dites douces comme le cannabis, de pillules magiques genre le «crocodile » ou le « cannibale » (ma connaissance étant plutôt limitée sur le sujet ) ou encore mieux, de boissons autrement plus fortes que le vin dans les soirées étudiantes publiques ou privées d’ailleurs.
Il ne reste plus qu’à libérer la consommation de cannabis et vous aurez fait un strike ; tuer le vin, tuer un des derniers produits véritablement français et permettre à des fous de circuler sans aucun problème de contrôle possible.
 
La rigolade ne fait que commencer !
 
En attendant de pouvoir remplacer mes vignes par des plantations de chanvre, j’essaie de produire des vins les plus naturels et sains qui, un jour me permettront de faire rembourser mes clients par l’assurance sociale en tant que produit sain et hygiénique (Pasteur 1822-1895).
 
 
Henri Milan St Rémy le 25 juin 2012

 

Déguster or not déguster?

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Le concept de la dégustation
 
Aujourd’hui, déguster un vin s'entend par obéir à trois étapes nettement codifiées qui sont LA VUE, L'ODORAT ET LES SENSATIONS EN BOUCHE.
Or, cette procédure qui a l'avantage de séduire les professionnels du vin, œnologues et techniciens essentiellement, leur permet de codifier selon un schéma mathématique ultra basique et simpliste à outrance, un vin qui de toute façon dans leurs esprits n'est qu'une solution hydro alcoolique.

Cette procédure a pourtant deux gros inconvénients de nos jours LE PREMIER, c'est que tout simplement, il ne correspond en rien à ce que le consommateur perçoit de la dite solution hydro alcoolique.

En effet, pour lui, c'est surtout la notion de plaisir qu'il ressent, et de toute manière, s'il se sert de ses yeux, c'est uniquement pour regarder l’étiquette. Pour le reste, il se laisse guider par ses sensations.
LA SECONDE, touche les professionnels du vin surtout lorsqu'ils sont producteurs de vin biologique, ou issus de la culture biologique de leur vignoble.

En effet, pour nous, le moins que l'on puisse dire, c'est que le mode de dégustation officiel ne rend pas compte de notre travail et ceci pour des raisons évidentes.

Ainsi, pour la notion de vision du vin, le producteur bio est souvent opposé à la filtration ou au collage des vins et plus généralement à toutes pratiques stressantes pour le vin, ne serait-ce que parce qu'il considère le vin comme un produit vivant avant tout.

Pour le nez, c'est encore plus évident lorsque l'on sait que l'industrie œnologique sélectionne et vend depuis 15 ans des levures choisies pour leurs aptitudes odoriférantes, telle la fameuse levure beaujolaise célèbre pour conférer au vin qui en est issu un parfum de bonbon anglais facilement reconnaissable dans les beaujolais nouveaux.
 
Ainsi à l'image des parfums ou des odeurs distillées dans les grandes surfaces, pour vous faire acheter du pain ou du café, le vin est lui aussi victime de cette dénaturation du nez, qui ne peut dès lors plus correspondre à un critère de qualité.
Pour la bouche, c'est la même chose ; on sélectionne différentes levures selon l'effet recherché, velouté, rondeur, attaque en bouche ou recherche d'une finale sur telle ou telle sensation.
On arrive même à nous proposer des levures qui adoptent le nom d'un cépage, sensé reproduire au plus prêt les caractéristiques gustatives de l'heureux élu, moi j'appelle cela faire PASSER DES VESSIES POUR DES LANTERNES.

Et ce n'est que le début, alors ne vous faites pas d’illusions, bientôt on nous produira
industriellement, tout un arsenal de produits justement crées grâce et sur le modèle de la DEGUSTATION OENOLOGIQUE.

De plus, ce système appliqué à la DEGUSTATION D'AGRÉMENT, obligatoire pour prétendre à l'accession du vin en AOC, précipite tous ceux qui ne veulent pas suivre le diktat des maisons de produits œnologiques dans une marginalité extrêmement dangereuse, car la standardisation engendrée ne peut que nous tuer tous à brève échéance, rien n'étant plus facile et rentable pour une grosse entreprise que de reproduire à l'infini un même goût et une même saveur.

Heureusement, tout n'est pas perdu pour une seule raison, c’est que la nature est bien faite, dans la mesure où l'amateur de vin n'est fort heureusement pas programmé pour une seule saveur, ce qui explique de manière évidente l'existence de caves de particuliers avec en général des dizaines voire, plus de vins différents. Ainsi, même les consommateurs américains, peu sensibilisés à notre culture, sont passés de vins de cépage comme le chardonnay ou le cabernet sauvignon, aux cépages rhodaniens.
On peut d'ailleurs prétendre sans beaucoup se tromper, que l'avenir sera aux cépages du sud comme le mourvèdre ou le Rolle (vermentino), voire aux cépages de la Loire ou d'Alsace.

Mais pour en revenir à l'essentiel, si la bataille de la technologie est de toute manière perdue, on peut encore réagir en changeant justement ces règles de dégustation si propices à une banalisation du vin.

A défaut de solution miracle, on peut dégager quelques axes de travail et plus encore de réflexion sur ce sujet.
La PREMIERE c’est de revenir à la base .
Ainsi le consommateur que je suis, qu’elle est son attente? comment juge-t-il un vin? en quoi tel ou tel produit va lui plaire ou non ?
Une réponse possible est de lui proposer tout d'abord de jeter aux orties le nez et la vue.
Non que celles-ci ne soient pas intéressantes mais de lui proposer de s'en défier au moins le temps d'essayer de comprendre ce qui se passe dans la bouche voire dans la gorge, jusqu’à son estomac, pour revenir ensuite dans un deuxième temps sur les cotés visuels et olfactifs.

De plus en se concentrant sur la bouche, lui proposer d'écouter, voire de ressentir cette "petite musique de nuit" que procure l'écoute d'une chanson ou d'un air d'opéra (ou de tout ce qui vous émeut) et là est le fond du problème.

CAR CE QUE NOUS PROPOSONS N'EST AUTRE QU'UNE SORTIE DU CARTESIANISME AMBIANT où chacun se défie de plus en plus de l’autre, où la confiance ne règne justement plus beaucoup (et surtout dans notre monde bacchique) symbolisée par le mot ANALYSE que nous proposons de remplacer par COMPREHENSION.
Ce mot que le dictionnaire traduit par "Totalité des caractères renfermés dans une idée générale ".
Et de rendre le mot analyse aux laboratoires d'analyse (d'où il n'aurait jamais du sortir d'ailleurs).

Compréhension "prendre avec son intelligence" n'est ce point au fond exactement ce que nous faisons tous au moment où le divin breuvage rentre en contact avec notre corps.
 
Fermons les yeux "en" ce moment, que sentons-nous si ce n'est un univers nouveau que ni l'œil, ni le nez ne pourrait nous rendre, un univers où tout est nouveau et passionnant et non plus bêtement une envie de prendre un stylo pour marquer à la va vite - avec un léger sentiment de bachelier doutant de ses propres révisions au moment de répondre -
Revenir à ces fondements dont le vin n'aurait jamais du sortir, ne nous empêche pas de saisir toute l'étendue du désarroi de nos dégustateurs, œnologues ou autres messieurs savants devant la difficulté à évaluer les vins les uns par rapport aux autres.
Cela reste de notre responsabilité de trouver la, ou les solutions, afin de sauver la passion du vin pour le bien de tous .

St Rémy de Provence le 10 juillet 2003

 
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